Quand quelqu'un tape "électricien Montauban", Google lui montre deux choses : une carte avec quelques fiches d'entreprises, puis en dessous une liste de sites. Ce ne sont pas tout à fait les mêmes règles qui décident de l'ordre, et on ne travaille pas les deux de la même façon. Une petite entreprise peut agir sur l'une comme sur l'autre, à condition de savoir ce que Google regarde et de ne pas perdre son temps sur ce qui ne compte pas.
Comment Google choisit les entreprises qu'il affiche
Google l'écrit noir sur blanc dans l'aide de Google Business Profile : le classement local repose sur trois critères, la pertinence, la distance et la proéminence.
La pertinence, c'est le fait que votre entreprise corresponde à ce que la personne a tapé. Un couvreur dont la fiche et le site parlent de toiture, de zinguerie et de gouttières sera pertinent pour "réparation toiture Montauban". S'il ne parle que de "travaux", beaucoup moins.
La distance, c'est l'éloignement entre l'entreprise et la personne qui cherche. Si celle-ci ne partage pas sa position, Google utilise ce qu'il sait d'elle. Résultat : quelqu'un qui cherche depuis Villenouvelle ne voit pas forcément les mêmes entreprises que quelqu'un qui cherche depuis Sapiac ou depuis la zone d'Albasud. Vous n'y pouvez pas grand-chose, et c'est normal.
La proéminence, c'est à quel point votre entreprise est connue. Google précise qu'elle tient compte, entre autres, du nombre de sites web qui renvoient vers votre établissement et du nombre d'avis reçus. C'est là que se jouent les liens locaux, dont je parle plus bas, et les avis, que j'ai détaillés dans l'article sur les avis Google.
La même page de Google ajoute une phrase à garder en tête quand on vous démarche : il n'existe aucun moyen d'obtenir une meilleure place au classement local en payant ou en le demandant.
La carte et les résultats en dessous : deux terrains différents
La carte, c'est le terrain de la fiche Google. Ce qui la fait sortir : une catégorie juste, une zone desservie honnête, des horaires à jour, des photos, des avis. J'ai tout repris étape par étape dans l'article sur la fiche Google.
Les résultats classiques, sous la carte, sont le terrain du site. On y trouve des pages d'entreprises, et souvent aussi des annuaires. Le site a un avantage sur la fiche : il peut répondre à des recherches plus précises. "Plombier Montauban" se joue surtout sur la carte. "Remplacement chauffe-eau Montauban" ou "rénovation salle de bain Montech" laissent plus de place à une page de site qui traite exactement ce sujet.
Les deux se renforcent. Un site clair, avec le même nom, la même adresse et le même numéro que la fiche, aide Google à faire le lien entre les deux. Et une fiche qui renvoie vers un site sérieux donne aux clients une raison de vous appeler plutôt que le voisin.
Les mots que tapent vraiment vos clients
Le piège classique, c'est d'écrire avec les mots du métier. Un client ne tape presque jamais "intervention en génie climatique". Il tape "dépannage clim Montauban", ou "ma clim fait du bruit".
Les recherches locales ont souvent la même forme : un métier ou un service, puis un lieu. Le lieu, ce n'est pas toujours Montauban. Ça peut être une commune voisine où vous travaillez beaucoup (Montbeton, Lamothe-Capdeville, Montech, Nègrepelisse, Caussade), ou un quartier quand la ville est grande. La mairie découpe Montauban en onze quartiers, de Villebourbon au Centre-Ville en passant par Sapiac, Villenouvelle ou Fonneuve : un commerçant de quartier a tout intérêt à écrire le nom du sien sur son site.
Pour trouver ces mots sans outil payant, je fais trois choses :
- Taper le début de la recherche dans Google et noter les suggestions qui apparaissent sous la barre.
- Regarder le bloc "Autres questions posées" quand il s'affiche : ce sont des questions réelles, souvent bonnes pour une FAQ.
- Noter les phrases exactes des clients au téléphone pendant une semaine. C'est la source la plus fiable, et personne ne s'en sert.
Ensuite, une règle simple : une page, une recherche principale. La page d'accueil vise le métier et la ville. Une page de service vise ce service précis. Si vous travaillez sur plusieurs communes, la méthode est dans l'article sur les recherches dans plusieurs villes. Et répéter "plombier Montauban" quinze fois dans un texte n'aide pas : ça se lit mal, et Google le repère.
Titres et descriptions : ce que Google affiche de vos pages
Chaque page a un titre caché dans son code, la balise title. C'est en général lui qui s'affiche en bleu dans les résultats de Google. En dessous, quelques lignes de texte : l'extrait, qui peut venir de la meta description, une autre balise que l'on rédige pour chaque page.
Sur le titre, la documentation de Google Search Central donne des consignes nettes : un titre descriptif et concis, différent pour chaque page, sans accumulation de mots-clés. Google ne fixe pas de longueur maximale, il coupe ce qui dépasse. Il peut aussi choisir un autre texte de la page, comme le grand titre visible, s'il juge la balise peu adaptée. De mon côté, je vise une soixantaine de caractères et je mets le métier et la ville au début, pour qu'ils restent visibles même si la fin est coupée.
Je vois encore des sites dont toutes les pages s'appellent "Accueil" ou portent juste le nom de l'entreprise. Comparez :
- "Accueil"
- "Plombier à Montauban, dépannage et chauffe-eau | Nom de l'entreprise"
Le second dit à Google et au client, avant même le clic, ce que fait l'entreprise et où.
Pour la meta description, Google explique qu'il fabrique l'extrait surtout à partir du contenu de la page, et qu'il reprend la meta description quand elle décrit mieux la page. Elle n'est donc pas toujours affichée, mais une description bien écrite a plus de chances de l'être. Les conseils de Google : une description différente pour chaque page, pas de liste de mots-clés, des informations concrètes. Pour une page d'accueil d'artisan, ça peut donner : "Plombier à Montauban et alentours : dépannage, chauffe-eau, salle de bain. Intervention à Montbeton, Montech et Nègrepelisse. Devis sur demande."
Ces deux balises se remplissent dans l'outil qui gère votre site, souvent dans un réglage appelé "SEO" ou "référencement" de chaque page. Si vous ne trouvez pas, c'est une question à poser à la personne qui a fait le site.
Les liens locaux : lesquels comptent, lesquels éviter
Un lien d'un autre site vers le vôtre, c'est un peu une recommandation. Google en tient compte pour la proéminence, on l'a vu. Pour une entreprise locale, les bons liens viennent de gens qui ont une raison réelle de parler de vous :
- la chambre de métiers et de l'artisanat de Tarn-et-Garonne ou la CCI, selon votre statut, et la fédération de votre métier ;
- vos fournisseurs et fabricants, quand ils listent leurs installateurs ou revendeurs ;
- les associations et clubs que vous soutenez, qui citent souvent leurs partenaires ;
- la presse locale, quand vous avez une vraie nouvelle (une ouverture, un chantier remarqué, un apprenti primé) ;
- des entreprises complémentaires avec qui vous travaillez vraiment, un électricien et un plombier qui se recommandent l'un l'autre ;
- les annuaires professionnels sérieux de votre secteur, avec des fiches remplies et cohérentes avec la vôtre.
Ce qu'il faut refuser est écrit dans les règles de Google sur le spam : l'achat de liens, l'échange de services contre des liens, les échanges de liens en série, les annuaires de qualité médiocre, les commentaires de forum truffés de liens. Si quelqu'un vous propose "cinquante liens" pour un forfait, c'est exactement ce que Google décrit comme du spam. Un encart payé sur le site d'un partenaire n'est pas interdit en soi, mais Google demande alors que le lien soit marqué comme sponsorisé.
Les liens légitimes viennent plus lentement, et la liste dépend beaucoup du métier. Un restaurant ou un gîte aura plus de chances du côté de l'office de tourisme et de la presse, un artisan du bâtiment du côté de ses fournisseurs et de la chambre de métiers.
Et la recherche vocale ?
On en a beaucoup parlé, et il n'y a rien de magique à faire. Quand quelqu'un demande à son téléphone "un serrurier ouvert maintenant à Montauban", la réponse vient des mêmes endroits que pour une recherche tapée : la fiche Google, avec ses horaires, et les pages qui répondent clairement.
Les phrases dites à voix haute sont plus longues et ressemblent à des questions. Une FAQ qui reprend les vraies questions de vos clients (vous intervenez le samedi ? jusqu'à quelle commune ? combien de temps pour un devis ?) sert donc aux deux. Pas besoin de page spéciale "vocale" : des réponses nettes et des horaires justes suffisent.
Par où commencer
Faites trois recherches aujourd'hui : votre métier et Montauban, votre métier et la commune voisine où vous travaillez le plus, puis votre service le plus demandé. Notez qui sort sur la carte et qui sort en dessous, puis relisez le titre de votre page d'accueil tel qu'il s'affiche dans Google.
Je crée des sites pour les entreprises de Montauban et du Tarn-et-Garonne, avec des pages et des titres pensés pour les recherches que font leurs clients. Si vous voulez que je regarde le vôtre, écrivez-moi depuis la page contact.



