Quand quelqu'un à Montauban a une fuite sous l'évier ou un disjoncteur qui saute, il ne cherche plus dans l'annuaire papier. Il tape "plombier Montauban" sur son téléphone et appelle un des premiers noms qui sortent. Pour un artisan, tout se joue là : être dans ces noms, et donner envie d'appeler.
Ce qui sort quand on cherche un artisan à Montauban
En préparant cet article, j'ai tapé "électricien Montauban 82000" dans un moteur de recherche. Sur les neuf premiers résultats, six sont des annuaires ou des plateformes de mise en relation, un est une offre d'emploi, et deux seulement sont des sites d'électriciens. Pour "plombier Montauban", c'est un peu mieux : quatre sites d'artisans sur neuf.
J'en tire deux choses.
La première, c'est qu'une bonne partie de la place est prise par des intermédiaires. Ils se mettent entre vous et vos clients, et une demande qui passe par eux part souvent chez plusieurs entreprises en même temps.
La seconde, c'est que des artisans du coin arrivent quand même à se glisser dans ces résultats avec leur propre site, face à des sites nationaux. C'est donc faisable, même pour une petite entreprise.
Il y a aussi la carte. Pour ce genre de recherche, Google affiche un encadré avec trois entreprises. D'après Google lui-même, ce classement local dépend de trois choses : la pertinence (votre fiche correspond-elle à ce qui est cherché), la distance, et la proéminence, c'est-à-dire à quel point votre entreprise est connue. Et pour juger de cette proéminence, Google regarde aussi ce qu'il trouve sur le web à votre sujet. Un site qui décrit clairement votre activité en fait partie.
Ce qu'un site change, concrètement
Vous êtes trouvé sur ce que vous faites vraiment. Une fiche d'annuaire dit "plombier". Votre site peut dire "remplacement de chauffe-eau", "douche à l'italienne", "dépannage à Montbeton et à Montech". Ces recherches précises sont tapées par des gens qui savent ce qu'ils veulent, et elles sont beaucoup moins disputées que "plombier Montauban".
On vous appelle en confiance. Des photos de vos chantiers, la liste des communes où vous intervenez, vos délais habituels : avant même de décrocher, le client sait à qui il a affaire. C'est souvent ce qui fait la différence entre vous et le nom juste en dessous.
Le contact arrive chez vous. Pas de commission, pas de demande partagée avec trois concurrents. Le client vous a choisi, vous.
Votre fiche Google s'appuie dessus. La fiche Google Business Profile reste la première chose à soigner pour apparaître sur la carte, et j'en parle dans cet article sur la fiche Google. Mais une fiche qui renvoie vers un site clair, avec les mêmes informations, est plus cohérente qu'une fiche seule.
Ce que le site doit contenir, au minimum
Pas besoin de vingt pages. Pour un artisan, je vérifie toujours ces sept points :
- Le métier et la zone, tout en haut de la page d'accueil. "Plombier chauffagiste à Montauban et alentour" se comprend en une seconde, "Bienvenue sur notre site" ne dit rien.
- Un numéro de téléphone visible sans faire défiler, et qui lance l'appel quand on appuie dessus depuis un téléphone.
- Les communes où vous intervenez, écrites en toutes lettres : Montauban, Montbeton, Lamothe-Capdeville, Montech, Nègrepelisse, Caussade... Écrites dans le texte, pas dans une image, sinon Google ne les lit pas.
- Vos prestations, une par ligne, ou une page chacune pour celles qui comptent le plus dans votre chiffre.
- Des photos de vos vrais chantiers. Un client repère tout de suite une salle de bain de catalogue, et ça ne joue pas en votre faveur.
- Vos horaires, et vos délais habituels quand vous pouvez les donner.
- Les mentions légales, obligatoires pour tout site professionnel.
Le reste peut venir plus tard.
Une dernière vérification, la plus simple : ouvrez votre site sur votre propre téléphone. Beaucoup de gens cherchent un artisan depuis leur mobile, souvent pressés, parfois les pieds dans l'eau. Si le numéro est trop petit pour appuyer dessus, ou si la page met du temps à s'afficher, ils reviennent en arrière et appellent le suivant.
Ce qu'un site ne fait pas tout seul
Je préfère le dire franchement : un site mis en ligne puis oublié ne fera pas sonner le téléphone. Il marche avec une fiche Google tenue à jour, quelques avis de clients, et des pages qui parlent de votre travail avec vos mots.
Ça dépend aussi du métier. Un couvreur après un orage de grêle et un ébéniste qui travaille sur commande n'ont pas du tout le même besoin. Le premier doit être trouvé vite, sur un téléphone. Le second doit surtout montrer ses réalisations à quelqu'un qui prend le temps de comparer.
Et si votre carnet est plein six mois à l'avance grâce au bouche-à-oreille, le site ne vous amènera pas grand-chose de plus. Il servira surtout à rassurer ceux à qui on vous a recommandé, et qui vérifient avant d'appeler. Ce n'est déjà pas rien.
Par où commencer
Si vous n'avez rien en ligne aujourd'hui, commencez par la fiche Google : elle est gratuite et c'est elle qui vous place sur la carte. Le site vient ensuite, et c'est lui qui donne envie de vous appeler plutôt qu'un autre.
Je crée des sites pour les artisans et les petites entreprises de Montauban et du Tarn-et-Garonne, et je ne facture pas la création. Vous pouvez voir comment ça se passe, ou m'écrire depuis la page contact.



